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Chapitre Lyonnais
Compte-rendu de la réunion de Décembre.

[maj 08/01/2003]

 


 
 

Cette reunion était sponsorisée par:

Notre seconde réunion s'est tenue le Mardi 3 Décembre au Galerie 6B Café et a réuni 50 professionnels du Jeux Vidéo (Des personnes des sociétés suivantes étaient présentes: Adeline Software, Ai-Wave, Arkane Studios, Criterion, Eden Studios, Electronic Arts, Etranges Libellules, Galilea, Kaolink, Krysalide, Mad Monkey Studio, Ouat Entertainment, Perfect Production, Pumpkin Effect, PVachey, WideScreen Games. Ainsi que des personnes des institutions suivantes: DHET Multimedia, INSA, Université Laval (Quebec), VRlab/CNRS).


 
L'ordre du jour était :

  • L’invité de cette réunion: M. Herve Pasgrimaud, délégué général du SELL.

  • Le sujet de la réunion : Les discussions avec le gouvernement.  (Les relations entre les associations et le rapport britannique n'ont pas été abordées faute de temps.)

  • La présentation : Richard Morawiec et Frederic Moreau nous ont présentés les dernières nouveautés de Discreet: 3ds max 5 et en avant première la nouvelle version de character studio 4. En seconde partie de soirée les personnes présentes ont eu tout le loisir d'assister à des démonstrations détaillées et de discuter avec les meilleurs spécialistes de Discreet.

 

Le résumé des discussions :

Richard Morawiec et Frederic Moreau venant de Discreet Paris, se sont présentés comme une petite équipe très motivée, tout comme peut l’être une équipe de développement d’un jeu.

Ils se considèrent dans le même bateau que les développeurs car bien que leader du marché sur les logiciels 3D, Discreet a aussi des difficultés. Toutes les entreprises qui ont coulées représentaient, en effet, des dizaines de licence 3DStudioMax.

Aussi ils étaient ravis de sponsoriser un tel événement car pour eux, toutes les actions qui visent à améliorer le secteur doivent être encouragées. Ils sont aussi conscients de leur responsabilité en tant que fournisseur de logiciel 3D.

Frederic Moreau nous a présenté de manière exhaustive la dernière version de Character Studio (4.0) . Il s’agissait là de la deuxième fois que le logiciel était présenté au public, la première fois étant au salon SATIS à Paris. Il a ensuite été disponible pour répondre aux questions des développeurs.



Alexandre a fait un rappel au sujet de la mailing liste, et a informé les personnes présentes qu’ils seraient ajouté à cette liste (désormais modérée) automatiquement sauf avis contraire de leur part.



Mathilde Remy nous a ensuite parlé du chapitre Parisien et ce que l’IGDA était à ses yeux. Elle a fait remarqué qu’à Lyon beaucoup de monde avait du mal à se sentir concerné et qu’il serait bon de trouver des idées différentes pour améliorer les réunion, entre autre moins de structure dans les réunions. Certainement une idée à débattre sur le forum.



Intervention de M. Hervé Pasgrimaud :

Les choses sont en train de changer et ce n’est pas un hasard ! Il y aurait quelque anciens gamer au ministère ;-) Cela expliquerait le nouvel intérêt pour ce secteur.

La France doit montrer quelle est la valeur ajoutée qu’elle peut présenter sur le marché mondiale. Il s’agit de l’intelligence, la France étant un grand pays de création et cela doit être respecté.

M. Pasgrimaud nous a résumé l’entretien avec le premier Ministre.

La discussion a porté principalement sur les charges sociales. Ils ont comparé la situation en France avec celle de pays étrangers tel que le Canada. A Montréal par exemple, il existe un pôle de création qui bénéficie de réductions de charges sociales. En fait
, rendez-vous a été pris dans 3 mois avec le ministre, le temps de mener une réflexion sur ces charges sociales.

Si des pôles de création voient le jour en France ils seraient au nombre de 4: Ile de France, région Lyonnaise, Nord-Pas de Calais et la région Poitou-Charentes.

Ce qui serait donc envisageable, serait un allègement des charges salariales, ainsi qu’un assouplissement des contrats de travail. Il ne s’agira pas que les développeurs deviennent intermittents du spectacle, car ce statut est très critiqué au sein du gouvernement car déficitaire. La piste qui semble être privilégiée est celle de l'assimilation des périodes inter-projets à de périodes de formation.

Aspect financiers :

Le CNC a l’obligation d’allouer 100 000 € pour le développement de nouveaux projets. Aussi le RIAM pourrait voir ses subventions allouées en totalité au secteur du jeu vidéo. Le RIAM propose des avances sur recette remboursables sous quelques années. Aujourd’hui il faut réfléchir à qu’est ce qui fait qu’une entreprise est attractive aux financements, notamment, les coûts de production. M. Pasgrimeau a souligné le fait qu’il y avait encore confusion entre le secteur internet et celui des jeux vidéo, qui sont de ce fait assimilés à des startups.

Mathilde Remy a mis en garde l’assistance contre les subventions du RIAM et d’ailleurs, qui selon elle ne résoudrons rien. En France nous souffrons d’un mal Franco-français, qui est de toujours vouloir réinventer la roue, Il est plus important de réfléchir à comment produire mieux plutôt que de se fier aux aides.

A propos de la TVA:

Alexandre : Les industriels de la restauration revendiquent une baisse de la TVA de 20% à 5%. Ιls ont annoncé l’emplois qu’ils en feront, à savoir : 1/3 de la baisser sera répercutée sur les prix, 1/3 ira dans la poche des restaurateurs, 1/3 servira à l’augmentation des salaires.
Qu’en est-il de l’industrie du
jeu vidéo?

 M.Pasgrimaud : Un tel découpage ne peut être fait dans notre industrie en raison de la longue chaîne d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Néanmoins on peut espérer que tout la chaîne puisse profiter d’une diminution de la TVA sur les jeux vidéo.

Alexandre : Le gouvernement mènera bientôt une réforme de l'ISF (Impôt sur la fortune). Cette réforme pourrais, semble-t-il, bénéficier à notre secteur (Plus de détailles ici). Est-ce que ce point fait partie des discussions actuelles avec le gouvernement?

M.Pasgrimaud : Non.

Aspects juridiques :

La taxe sur les supports cd pourrait être partagées avec le secteur. Mais le ministère de la culture ne considère toujours pas le jeu vidéo comme un produit culturel.

M. Pasgrimeau a fait remarqué la différence de régime entre les différents pays producteurs de jeux vidéos. La France perd des parts de marché du fait de son système de droits d’auteur. Les éditeurs préférant le régime des Copyright.

Hubert Chardot a rappelé les difficultés rencontrées aujourd’hui en France par les auteurs de jeux vidéo pour faire respecter leurs doits. Les souhait des auteurs de jeux vidéos est : d’une part la reconnaissance du jeu vidéo comme un objet culturel et d’autre part jouir des mêmes droits que les auteurs des autres domaines culturels : musique, cinéma, etc.

Guy Parmentier est revenu sur la question des périodes inter-contrats en soulignant qu'il s'agit là d'un problème majeur des entreprises du secteur.

La seconde partie de la soirée, nous as réunis autour d'un apéritif.