Richard
Morawiec
et Frederic Moreau
venant de Discreet Paris, se sont présentés comme une petite
équipe très motivée, tout comme peut l’être une équipe de
développement d’un jeu.
Ils se considèrent dans le même bateau que les développeurs car
bien que leader du marché sur les logiciels 3D, Discreet a aussi
des difficultés. Toutes les entreprises qui ont coulées
représentaient, en effet, des dizaines de licence 3DStudioMax.
Aussi ils étaient ravis de sponsoriser un tel événement car pour
eux, toutes les actions qui visent à améliorer le secteur
doivent être encouragées. Ils sont aussi conscients de leur
responsabilité en tant que fournisseur de logiciel 3D.
Frederic Moreau nous
a présenté de manière exhaustive la dernière version de Character Studio (4.0) . Il s’agissait là de la deuxième fois
que le logiciel était présenté au public, la première fois étant
au salon SATIS à Paris. Il a ensuite été disponible pour
répondre aux questions des développeurs.
Alexandre a fait un rappel au sujet de la mailing liste, et a
informé les personnes présentes qu’ils seraient ajouté à cette
liste (désormais modérée) automatiquement
sauf avis contraire de leur part.
Mathilde Remy nous a ensuite parlé du chapitre Parisien et ce
que l’IGDA était à ses yeux. Elle a fait remarqué qu’à Lyon
beaucoup de monde avait du mal à se sentir concerné et qu’il
serait bon de trouver des idées différentes pour améliorer les
réunion, entre autre moins de structure dans les réunions.
Certainement une idée à débattre sur le forum.
Intervention de M. Hervé Pasgrimaud :
Les choses sont en train de changer et ce n’est pas un hasard !
Il y aurait quelque anciens gamer au ministère ;-) Cela
expliquerait le nouvel intérêt pour ce secteur.
La France doit montrer quelle est la valeur ajoutée qu’elle peut
présenter sur le marché mondiale. Il s’agit de l’intelligence,
la France étant un grand pays de création et cela doit être
respecté.
M. Pasgrimaud nous a résumé l’entretien avec le premier Ministre.
La discussion a porté principalement sur les charges sociales.
Ils ont comparé la situation en France avec celle de pays
étrangers tel que le Canada. A Montréal par exemple, il existe
un pôle de création qui bénéficie de réductions de charges
sociales. En fait,
rendez-vous a été pris dans 3 mois avec le ministre, le temps
de mener une réflexion sur ces charges sociales.
Si des pôles de
création voient le jour en France ils seraient au nombre de
4: Ile de France, région Lyonnaise, Nord-Pas
de Calais et la région Poitou-Charentes.
Ce qui serait donc envisageable, serait un allègement des
charges salariales, ainsi qu’un assouplissement des contrats de
travail. Il ne s’agira pas que les développeurs deviennent
intermittents du spectacle, car ce statut est très critiqué au
sein du gouvernement car déficitaire. La piste
qui semble être privilégiée est celle de l'assimilation des
périodes inter-projets à de périodes de
formation.
Aspect financiers :
Le CNC a l’obligation d’allouer 100 000 € pour le développement
de nouveaux projets. Aussi le RIAM pourrait voir ses subventions
allouées en totalité au secteur du jeu vidéo. Le RIAM propose
des avances sur recette remboursables sous quelques années.
Aujourd’hui il faut réfléchir à qu’est ce qui fait qu’une
entreprise est attractive aux financements, notamment, les coûts
de production. M. Pasgrimeau a souligné le fait qu’il y avait
encore confusion entre le secteur internet et celui des jeux
vidéo, qui sont de ce fait assimilés à des startups.
Mathilde Remy a mis en garde l’assistance contre les subventions
du RIAM et d’ailleurs, qui selon elle ne résoudrons rien. En
France nous souffrons d’un mal Franco-français, qui est de
toujours vouloir réinventer la roue, Il est plus important de
réfléchir à comment produire mieux plutôt que de se fier aux
aides.
A
propos de la TVA:
Alexandre : Les industriels de la restauration
revendiquent une baisse de la TVA de 20% à 5%.
Ιls
ont annoncé l’emplois qu’ils en feront, à savoir : 1/3 de la baisser sera répercutée sur
les prix, 1/3 ira dans la poche des restaurateurs, 1/3 servira à
l’augmentation des salaires.
Qu’en est-il de l’industrie du jeu vidéo?
M.Pasgrimaud : Un tel
découpage ne peut être fait dans notre industrie en raison de la
longue chaîne d’intermédiaires entre le producteur et le
consommateur. Néanmoins on peut espérer que tout la chaîne
puisse profiter d’une diminution de la TVA sur les jeux vidéo.
Alexandre : Le gouvernement mènera bientôt une
réforme de l'ISF (Impôt sur la fortune). Cette réforme pourrais,
semble-t-il, bénéficier à notre secteur (Plus de détailles
ici). Est-ce que ce point fait partie des discussions
actuelles avec le gouvernement?
M.Pasgrimaud : Non.
Aspects juridiques :
La taxe sur les supports cd pourrait être partagées avec le
secteur. Mais le ministère de la culture ne considère toujours
pas le jeu vidéo comme un produit culturel.
M. Pasgrimeau a fait remarqué la différence de régime entre les
différents pays producteurs de jeux vidéos.
La France perd des parts de marché du fait de son système de
droits d’auteur. Les éditeurs préférant le régime des Copyright.
Hubert Chardot a rappelé les difficultés rencontrées aujourd’hui
en France par les auteurs de jeux vidéo pour faire respecter
leurs doits. Les souhait des auteurs de jeux vidéos est : d’une
part la reconnaissance du jeu vidéo comme un objet culturel et
d’autre part jouir des mêmes droits que les auteurs des autres
domaines culturels : musique, cinéma, etc.
Guy Parmentier est revenu sur la question des périodes inter-contrats
en soulignant qu'il s'agit là
d'un problème majeur des
entreprises du secteur.
La seconde partie
de la soirée, nous as réunis autour d'un apéritif.
















